Last Exile

Claus et Lavie pilotent le vanship de leurs pères pour remplir différentes missions. Dans le même temps, la guerre fait rage entre Dithis et Anatorney, arbitrée par la mystérieuse Guilde.
La vie de nos deux amis est bouleversée le jour où ils acceptent de remplir la mission d’un pilote mourant : confier la jeune Alvis au vaisseau Silvana.

Titre Original : Last Exile
Titre Français : Last Exile
Réalisateur : CHIGIRA Koichi
Durée : 26 x 25 minutes
Année de Parution : 2003
Studio : Gonzo

L’histoire de Last Exile se déroule dans un monde où l’eau est une des ressources les plus précieuses. Anatoray se trouve en guerre permanente avec Disith, tandis que la Guilde – qui fournit les deux camps en unité permettant aux vaisseaux des belligérants de voler – semble jouer un rôle d’arbitre. Voler, voilà bien le maître-mot, puisque la majorité des déplacements s’effectuent par la voie des airs.
La première chose qui frappe, c’est vraiment la richesse de l’univers – original – que nous propose le studio Gonzo. Tout de suite, cela aide à créer une atmosphère, et ouvre la porte à de nombreuses possibilités qu’il serait impossible à développer autrement. La découverte des spécificités et des mystères de ce monde participe en grande partie à l’accroche du spectateur – se faisant, je n’en dévoilerai rien de plus – même si le scénario joue énormément.

Le scénario, parlons-en. Sur bien des points, il m’aura rappelé Nadia et le Secret de l’Eau Bleue, un de mes titres favoris. Des adolescents aventuriers, une petite fille avec eux, un vaisseau mystérieux qui les recueille, et à sa tête un taciturne capitaine qui semble mener une lutte personnelle et en sait plus à leur sujet qu’il ne veut bien le dire. Tout ceci sent l’aventure à plein nez, avec la mer de nuages remplaçant l’océan, et la guerre en toile de fond. L’ensemble se développe sans véritable temps mort – chaque moment d’accalmie se trouvant utilisé pour s’appesantir sur les protagonistes – avec un final véritablement étonnant (sauf si on a vu Ginyoku no Fam avant mais je déconseille de le faire dans cet ordre).
Le trio principal, bizarrement, n’est pas spécialement constitué de têtes à claque ; je ne veux pas dire qu’ils ne sont jamais énervants – Alvis reste une gamine, et les deux autres lorgnent parfois du côté de l’autisme – mais ils s’en sortent malgré tout avec les honneurs. C’est, comme souvent, du côté des personnages secondaires que se trouve le meilleur : Alex, capitaine charismatique dans la lignée des Nemo et autres Juzo Okita, Tatiana, pilote émérite, ou encore l’intenable Dio.
Autant dire que niveau scénario, nous avons de l’inédit de qualité, intelligent, qui connait ses classiques mais apporte une véritable plus-valu, notamment grâce à un univers foisonnant.

Impossible de parler de Last Exile sans évoquer la qualité d’image. Pour l’époque, c’était innovant ; tous ces vaisseaux animés par ordinateur, cela rendait très bien à l’écran. Le soucis des CGI, c’est que la technologie évolue vite donc vieillit tout aussi rapidement ; bien que datant de 2003 – ce qui reste jeune – cette série accuse déjà son âge. Elle fait surtout pâle figure face à Ginyoku no Fam, où certes les images de synthèse ne sont pas toujours bien intégrées, mais où elles paraissent infiniment plus belles, avec des textures détaillées, des couleurs plus éclatantes. Un dessin dans un style plus traditionnel vieillit mieux que la 3D – enfin ce que nous appelions la 3D à l’époque – et un anime comme Last Exile, un temps novateur, en souffre plus qu’aucun autre. Mais il ne faut pas déconner : cela reste plus que regardable !

Rien à ajouter : Last Exile est un anime exceptionnel.

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