Beyond The Boundary

La jeune lycéenne Mirai décide de mettre fin à ses jours. Dans le monde magique où elle vit, elle est la seule à pouvoir agir sur le sang des autres. Cette capacité est dangereuse et tout le monde l’évite. Se sentant à jamais isolée, elle saute du toit de l’école, mais l’un de ses aînés, Akihito, l’en empêche au dernier moment. Lui aussi possède un pouvoir particulier : il peut se régénérer. En effet, il est à moitié humain, moitié yomu.

Titre Original : Kyôkai no Kanata
Titre Français : Beyond The Boundary
Auteur : TORII Nagomu
Réalisateur : ISHIDATE Taichi
Durée : 12 x 25 minutes
Année de Parution : 2013
Studio : Kyoto Animation

Kyôkai no Kanata est une tentative de KyoAni de proposer un anime plus fantastique et plus sombre, même si une nouvelle fois adapté d’un LN. L’histoire se déroule dans notre monde – enfin, dans un lycée japonais – sauf que nous découvrons l’existence de démons invisibles aux yeux des humains normaux. Qui dit démons dit exorcistes, ici nommés Sauveurs, capables de voir et d’éliminer les créatures en question contre rémunération. Derrière leur apparente banalité, les personnages principaux sont des Sauveurs, sauf un qui est à moitié démon.

Les personnages féminins sont des clichés moe, ce qui plait énormément aux deux protagonistes masculins, lesquels affichent ouvertement leur perversion et leur fétichisme. Cela fait partie des rares aspects originaux de la série, et cela s’accompagne de quelques bonnes répliques et instants comiques. L’ambiance est plus volontiers graveleuse que d’ordinaire. Le scénario se focalise sur leur vie quotidienne, à ceci près que le quotidien en question implique aussi la chasse aux démons. Les parties plus sombres donnent l’occasion d’évoquer le passé des personnages, tandis que les combats sont prétexte à quelques prouesses en matière d’animation. C’est KyoAni, et comme à l’accoutumée, ils ne déçoivent pas de ce côté.

Ma foi, cela fonctionne. Les protagonistes restent assez plaisants dans leurs excès – tant qu’ils ne se mettent pas à se lamenter sur leur passé larmoyant – et les intrigues les plus légères sont aussi celles qui se laissent suivre avec le plus de plaisir. Cela permet à la première moitié de bien passer. C’est superficiel mais bien fait.

Je n’en dirai pas autant de la suite. La série se lance dans une histoire de complot qui, non contente de contredire certains aspects des épisodes précédents – voire de remettre en cause toute l’évolution d’un personnage en particulier – se veut sombre et complexe, fait tâche par rapport aux aspects les plus bouffons de la série, et souffre de toute façon d’une écriture plus ridicule qu’autre chose. Autant je pouvais ressentir un certain attachement pour le début, tout en ayant conscience de ses limites, autant ce qui se déroule ensuite m’a laissé franchement indifférent.

Je ressors Kyôkai no Kanata las et blasé. La série se perd au moment même où elle essaye de se lancer dans un projet légèrement plus ambitieux, et aurait dû se contenter de sa banalité. Dans l’ensemble, c’était médiocre.

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