Kuroko no Basket

Dans l’univers du basketball collégien, il existait une équipe réputée invincible, dont le cinq majeur était connu sous le nom de « Génération des Miracles ». Pourtant, la rumeur faisait état de l’existence d’un 6ème joueur fantôme, reconnu par les autres comme un des leurs.
Désormais lycéens, la Génération des Miracles s’est réparti entre plusieurs écoles du pays. Chacun attend impatiemment leurs affrontements.

Titre Original : Kuroko no Basket
Titre Français : Kuroko no Basket
Auteur : FUJIMAKI Tadatoshi
Réalisateur : TADA Shunsuke
Durée : 25 x 25 minutes
Année de Parution : 2012
Studio : Production IG

Dans la longue histoire des séries sportives, Kuroko no Basket part d’un principe original donc séduisant. Bien souvent, quand il s’agit d’un sport collectif, le but est de décrire la formation d’une équipe hors-norme et sa lutte pour atteindre les sommets. Kuroko no Basket prend le contrepied en racontant ce qui se passe lorsqu’une équipe invincible, après avoir tout gagné, se sépare et que ses membres sont répartis dans différents établissements.
Au chapitre de l’originalité, nous avons le héros : Kuroko. C’est le genre de personnages insignifiants qui pullulent dans les manga. Habituellement, ils sont plutôt agaçants, mais pas Kuroko, car lui a conscience de son manque de charisme, l’entretient, et l’exploite sur le terrain pour créer une technique hors-du-commun.

Le premier enjeu de la série sera évidemment, pour la nouvelle équipe de Kuroko, de découvrir et d’affronter les autres membres de la Génération des Miracles. Passé l’existence de ces adversaires très identifiés, qui font souvent office d’épouvantail, Kuroko no Basket est une série sportive somme-toute classique dans son déroulement, avec son lot d’entrainements, de compétitions, mais aussi de défaites, élément indispensable pour pousser les protagonistes à progresser. Les personnages constituent une des forces de la série, puisque l’auteur se permet de sortir légèrement du cadre réaliste et sérieux, pour offrir quelques individualités atypiques et marquées, avec les techniques spéciales qui vont avec. Kuroko no Basket est une de ces séries qui, en dehors des matchs, n’hésitent pas à offrir quelques rafraichissantes pointes d’humour ; Kuroko forme un duo comique avec Kagami, son partenaire sur le terrain, tant ils sont mal assortis.

Cet anime se suit sans problème. Comme expliqué précédemment, il s’agit d’un titre sportif assez classique une fois que nous avons digéré l’existence de la Génération des Miracles et les spécificités de leurs techniques individuelles. A ce titre, il ne s’agit pas d’une série exceptionnellement transcendante, mais certainement bien faite. Les confrontations dégagent tout l’aspect prenant que nous pouvons décemment en attendre, les personnages donnent envie aux spectateurs de suivre leurs aventures, il y a de l’humour, et Production IG fait le travail en matière d’animation pour ne pas pénaliser l’ensemble. En résulte un anime sympathique, agréable à regarder, et c’est déjà très bien.

Pour une adaptation d’un manga du Shônen Jump, Kuroko no Basket possède toutefois des caractéristiques étranges qui la pénalisent. Là où il s’agit souvent de titres à rallonge diffusés à des heures de grande écoute – et c’est d’autant plus vrai pour une série sportive – cet anime ne compte que 25 épisodes et fût relégué à une case horaire tardive, ce qui est incompréhensible ; à moins que son potentiel commercial n’ait pas été jugé suffisant pour une adaptation de plus grande envergure. Toujours est-il que cela a un impact sur l’histoire et son intérêt. Une incohérence vers la fin permet de zapper quelques matchs, d’introduire un nouveau personnage issu du manga, et de se concentrer sur une confrontation haute-en-couleur (mais sans les personnages principaux) ; surtout, plusieurs membres de la Génération des Miracles nous resteront inconnus, et l’histoire se ferme par la victoire du personnage individualiste, inconcevable pour ce genre de série.
L’anime est bon en lui-même mais laisse un fort sentiment d’inachevé, que seul le manga – qui heureusement est publié en France – pourra combler. A moins d’une suite ? Il a apparemment bien fonctionné – notamment auprès du public féminin – donc tout est possible, et je ne serais certainement pas contre.

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Un commentaire pour Kuroko no Basket

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